Home | Bulletin Communiste FICCI 3 | 

RESOLUTION DE LA CE PLENIERE 17 NOVEMBRE 2001
SUIVIE DE NOS COMMENTAIRES

1) Le 15 novembre, une délégation de l'organisation rencontrait le camarade Olivier pour aborder diverses questions et réitérer la demande, non satisfaite jusqu'alors, que soit remis au SI un exemplaire du texte : "Historique du SI".

Ce texte a été évoqué la première fois par Juan lors du SI mensuel du 4/8/01 où il a présenté son "contre-rapport d'activités". Selon Juan, ce texte venait étayer la thèse concernant le comportement destructeur de la camarade Louise et était uniquement basé sur des notes du SI.

Dès le mois d'août, le SI a demandé de recevoir cet "Historique". La demande a été réitérée au BI extraordinaire de septembre. La semaine dernière, le SI et la CI n'ayant toujours rien reçu (alors que les membres du "Collectif" ont eu connaissance de ce document et que la "Fraction" s'en réclame), une lettre de rappel a été adressée aux camarades Juan et Olivier.

2) Lors de la rencontre du 15/11, le camarade Olivier après avoir dans un premier temps, été réticent à satisfaire cette demande expresse de l'organisation, avec l'argument selon lequel cet "Historique" devrait préalablement être "amélioré" s'est rangé néanmoins aux arguments de la délégation – à savoir qu'il est inconcevable que ce document qui a déjà circulé, reste caché à l'organe central du CCI.

Le camarade a donc pris l'engagement de rapporter le document de son travail et de le remettre à l'organisation.

3) Malheureusement, l'organisation doit prendre acte qu'une fois de plus, le camarade a effectué un virage à 180° et foulé au pied ses engagements de la veille en refusant le lendemain de remettre le document en question à des camarades du CCI mandatés pour en prendre possession sous le prétexte renouvelés qu'il devait être retravaillé.

4) L'organisation n'est pas dupe du fait que ces atermoiements ont pour objectif de gagner du temps afin de corriger cet "Historique" de sorte à pouvoir en présenter une version plus "correcte" à l'organe central du CCI.

En revanche, ce qu'elle ne sait pas, c'est quelle hypothèse entre les deux suivantes est la bonne :

- Olivier a-t-il sciemment dupé la délégation en accédant à sa requête tout en sachant pertinemment qu'il n'y répondrait pas dans les délais impartis ?

- ou bien était-il sincère avec la délégation et s'est-il fait retourner entretemps par ses camarades de la soit-disant "Fraction" ?

5) Ainsi, c'est de nouveau un manquement organisationnel très grave que le camarade Olivier est en train de commettre, pour différentes raisons :

- le texte "Historique du SI" s'appuie principalement sur les notes de l'organe central du CCI ; il était déjà anti-statutaire que celui-ci soit porté à la connaissance de camarades non-membres de cet organe ;

- cette situation est aggravée par le fait que ce document est de fait soustrait à la connaissance de cet organe ;

- en fait, cette démarche d'Olivier et des membres de la soi-disant "Fraction" revient à "établir un débat interne d'où est exclue une partie de l'organisation", ce qui, selon le point 21 des statuts, "est à rejeter par principe" ;

- dès lors qu'"un tel débat interne parallèle" traite de questions relatives à la probité politique de camarades, c'est en fait à une entreprise secrète de déstabilisation de l'organisation que participe cet "Historique".

6) Si, malgré la mise en garde que constitue la présente résolution, le camarade persistait dans son attitude, l'organisation serait amenée à en tirer toutes les implications quant à sa défense.


UNE RESOLUTION HONTEUSE DE LA PART D'UN OC DU CCI

N'ayons pas peur des mots, il s'agit bien d'une résolution honteuse qu'a produit la CE de RI le 17 novembre 2001. Et il y a au moins 3 raisons essentielles de qualifier ainsi ce texte :

C'est avec un dénigrement scandaleux que la CE de RI initie sa démarche "disciplinaire" contre le camarade Olivier. En s'appuyant sur un mensonge (Ol se serait "rangé aux arguments de la délégation"), la CE se permet de traiter ce camarade de girouette (il aurait "effectué un virage à 180°") quand elle ne laisse pas entendre qu'il serait soit un dangereux manipulateur (contre l'organisation bien sûr), soit un piètre manipulé (par la Fraction évidemment). Olivier est un militant qui, pendant plus de 30 ans, n'a cessé de faire la preuve de son sérieux, de sa constance politique, de son sens des responsabilités et de la discipline communiste. Tous les camarades qui le connaissent (y compris ceux, fort nombreux, qui ont quitté le CCI) savent qu'il est l'opposé d'une girouette (et plus encore d'un personnage malfaisant), tant politiquement que dans sa nature profonde. Dans tous les moments de crise qu'a connus le CCI, il s'est toujours montré comme un roc quand il s'est agi de défendre les principes politiques, la conception, le mode de fonctionnement et la continuité de l'organisation.

La CE fait une utilisation de pressions et de menaces inqualifiables, qu'aucune règle de l'organisation ne lui permet, pour impressionner, faire céder un militant et l'obliger à agir contre ses convictions. Cette méthode révèle, de plus, une absence totale d'argumentation politique et une démarche qui est opposée à toute volonté de convaincre.

Enfin et surtout, la CE déforme, pour ne pas dire trahit, les statuts du CCI quand elle exige autoritairement d'un militant (ou d'une fraction) qu'il fournisse immédiatement un texte ou une prise de position, et cela contre ses convictions. Elle les déforme à nouveau quand elle cherche à faire croire qu'il est interdit de porter à la connaissance de tous les militants de l'organisation un travail basé sur les notes des réunions d'une commission ou de toute autre partie de l'organisation. Le CCI a toujours répondu positivement à tout camarade qui demandait, pour un travail interne, à consulter (et donc à utiliser) les archives de l'organisation. Et il s'agit bien de cela en ce qui concerne le texte en cause. C'est un texte interne basé sur des archives (les notes utilisées ont été celles d'un organe dissous par le précédent congrès et non celles d'un organe toujours sous mandat). L'interdiction d'un tel droit a toujours été inconcevable dans le CCI parce que, politiquement et principiellement, anti-communiste.

Comment l'organe central de RI, qui a toujours été un des principaux piliers de l'organisation, a-t-il pu produire un tel document ? Comment les militants aguerris qui le forment ont-ils pu se laisser aller à le voter ? C'est une question à laquelle il faudra bien, un jour, qu'ils répondent, comme tous les militants du CCI.

La Fraction


Home | Bulletin Communiste FICCI 3 |