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CAMP PROLETARIEN

Nous publions ici les thèses que le groupe IUPRC (International Union of Proletarian Revolutionary Collectivists) a adopté lors de sa conférence en janvier 2007. L'IUPRC, avec lequel nous entretenons des contacts, nous avait adressé ce document en langue anglaise : nous en avons assuré la traduction. Nous faisons suivre ces thèses de nos propres commentaires (que nous avons communiqués à l'IUPRC en mars 2007).

Le lecteur intéressé pourra consulter le site de cette organisation à l'adresse suivante : http://iuprc250free.com

QUI SOMMES-NOUS ? (THESES DE L'IUPRC)

Nous luttons pour l'extermination du capitalisme - pour le communisme qui est une société sans propriété privée, sans classe, sans État, sans travail salarié, argent ou production de marchandise, une société basée non sur la compétition de omnia contra omnes [de tous contre tous, ndt.], mais sur la coopération fraternelle. Nous défendons que :

1 - la transition au communisme ne peut s'accomplir que par les moyens de la révolution menée par les prolétaires, les travailleurs salariés manuels et intellectuels, privés de pouvoir et de propriété.

2 - la révolution signifie la destruction de la machine d'Etat bourgeois (bureaucratie, police, etc.) par les prolétaires insurgés et l'expropriation de la propriété capitaliste réalisée complètement par les prolétaires.

3 - Après avoir détruit la machine d'Etat bourgeois, les prolétaires ne doivent pas transmettre leur pouvoir à qui que ce soit d'autre. Tout le pouvoir doit appartenir aux assemblées générales d'ouvriers avec des délégués élus et contrôlés par les ouvriers.

4 - Après la révolution, toute la production doit être dirigée par les assemblées générales d'ouvriers et orientée vers la satisfaction des besoins humains.

5 - Comme l'émancipation des opprimés ne peut être que l'oeuvre des opprimés eux-mêmes et de personne d'autre, il est inutile pour les prolétaires de se fier à des fonctionnaires de parti et de syndicats, aux jeux parlementaires et au parlement. La lutte émancipatrice de la classe prolétarienne est la lutte par la méthode de l'action directe (grève, blocages de route, etc.). C'est dans ce type de lutte où la classe opprimée acquiert le sentiment de solidarité, l'expérience de l'auto organisation et la conscience nécessaire pour l'accomplissement de la révolution.

6 - En URSS et dans les pays liés à l'URSS, le pouvoir appartenait à la classe exploiteuse de la bourgeoisie d'Etat et les travailleurs étaient des esclaves salariés privés de pouvoir et propriété. Ces pays n'étaient pas socialistes mais des sociétés capitalistes d'Etat. Ainsi, toutes les organisations qui prônent la restauration de régime du type de l'URSS veulent remplacer une forme d'exploitation par une autre. Ils sont donc des ennemis de la lutte émancipatrice du prolétariat.

7 - Le socialisme est impossible dans un seul pays séparé ou dans un bloc de pays. Il peut être atteint que comme le résultat de la révolution prolétarienne mondiale. Il n'est possible d'éliminer le système mondial capitaliste d'exploitation de l'homme par l'homme que par les efforts conjoints des prolétaires conscients et organisés de tous (ou de la majorité) des pays.

8 - Le patriotisme est aujourd'hui une idéologie réactionnaire de la classe dominante qui appuie le régime exploiteur et le système d'esclavage salarié. C'est la tâche de chaque prolétaire conscient de lutter contre le patriotisme et le chauvinisme de tous types. Les prolétaires n'ont pas patrie. Non aux guerres entre nations, non à la paix entre le classes !

9- Aujourd'hui, la stratégie des révolutionnaires prolétariens est de former une organisation prolétarienne mondiale (une nouvelle Internationale) qui doit initier et unir la lutte de toute la classe prolétarienne par son activité et son exemple. Les slogans de cette nouvelle Internationale doivent être :

Prolétaires de tous pays, unissez-vous !

Vive la fédération mondiale des républiques prolétariennes !

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